Les plantes méllifères de juillet-août

Les plantes méllifères de juillet-août

Si la plupart des arbres et des arbustes ont terminés leur floraison. Les butineuses ne peuvent plus compter que sur la générosité des plantes herbacées dites rampantes qui sont encore nombreuses à cette période, et, plus épisodiquement, sur les producteurs de miellat que sont les pucerons et les cicadelles. C'est la période des grandes transhumance sur les cultures intensives comme le tournesol et la luzerne mais également sur les conifères. 

Progressivement, avec la diminution de la longueur des jours et la baisse de la miellée, les générations d'abeilles d'été vont céder leur place aux abeilles d'hiver qui devront assurer la reprise d'activité de la colonie au printemps suivant. 

1. L'épilobe à feuilles étroites

Il est aussi appelé laurier Saint-Antoine. C'est une superbe plante herbacée qui envahie les clairières forestières établies sur des sols frais, drainants. Les fleurs disposées en longues grappes sont agréablement parfumées. Pour attirer les pollinisateurs, elles sécrètent un abondant nectar. Au Canada, où cette plante est très répandue, les apiculteurs transhument en masse pour récolter un miel, qui, au dire des amateurs, serait le champagne des miels. En France, c'est un produit quasi-inexistant comme miel mono-floral mais il est souvent présent en mélange de miel de montagne

épilobes à feuille étroite

 

2. Le sarrasin comestible 

Le sarrasin est une plante à croissance rapide. On le cultive là où l'implantation des céréales classiques est problématique. C'est une plante très méllifère. Le miel élaboré par les abeilles à partir du nectar de sarrasin est brun très foncé. Son odeur est assez déroutante car il sent vraiment "la ferme". En revanche, il est très agréable au goût. C'est un miel assez puissant, d'où ressort des notes de céréales grillées. 

champs sarrasin

 

3. Le sapin blanc 

On pourrait s'étonner de trouver le sapin dans la liste des plantes méllifères puisqu'il ne sécrète pas de nectar pour attirer les insectes. En revanche, il peut produire un abondant liquide sucré, appelé miellat, par l'intermédiaire d'insectes suceurs de sève qui le parasitent. La production du miellat à l'origine du miel de sapin est due à l'activité d'un puceron: le lachnide vert. Il prélève la sève du sapin, puis rejette l'excès sous forme de gouttes qui se déposent sur la végétation avoisinante. Dans les Vosges, on appelle cela la rosée du miel. Les abeilles la récolte en quantité et élaborent un miel très foncé, riche en sels minéraux, pauvre en pollen et au faible pouvoir sucrant. 

sapin blanc

4. Le miel de metcalfa 

Le miel de metcalfa est le seul exemple de miel qui ne pote pas le nom d'une plante mais celui d'un insecte producteur de miellat. Originaire d'Amérique du Sud, il est arrivé en Italie en 1979 et de là, a envahie la France. Le processus qui permet aux abeilles d'élaborer du miel de metcalfa est tout à fait similaire à celui qui est à l'origine du miel de sapin en particulier et de tous les miels de miellat en général. 

Le miel de metcalfa est un produit très foncé. Il est souvent commercialisé sous le nom de miel de foret. C'est un miel aux aromes complexes de fruits secs. 

metcalfat

 

5. Le sophora du Japon 

Comme son nom spécifique l'indique, c'est une essence exotique originaire de l'extrême orient . On l'appelle "arbre pagode" car il est planté près de temples bouddhistes. Il est également très utilisé en ville comme arbre d'alignement car il résiste bien à la pollution. Il est souvent confondu avec le robinier faux-acacia (d'où vient le nectar du miel d'acacia). C'est un arbre très méllifère, activement visité par les abeilles au moment de sa floraison . Les nombreuses fleurs tombent rapidement formant un tapis jaunatre et même tombées à terre, elles sont encore visitées par les abeilles

 

sophora du japon

Sophora Japon

Source : Les plantes mellfières mois par mois de Jacques Piquée