La propolis : propriétés, bienfaits et utilisations pour lutter contre les maux hivernaux

La propolis : propriétés, bienfaits et utilisations pour lutter contre les maux hivernaux

Bonjour, je suis Ombline, naturopathe. La naturopathie c'est "l'art de rester en bonne santé", d'être acteur de sa santé et de prendre soin de soi par des moyens naturels.

Je vais vous parler dans cet article d’un des trésors de la ruche, particulièrement bénéfique lors des maux de l’hiver : la propolis.

Qu’est-ce que la propolis ?

La propolis est une substance produite à partir de résine que recueille l’abeille sur les arbres et qu’elle mélange à sa salive, ainsi qu’à de la cire. Celle-ci est ensuite rapportée à la ruche pour la consolider, la colmater en cas de fissures, renforcer son étanchéité. Elle est aussi antiseptique : au sein de la ruche, elle lutte efficacement contre les microbes et les champignons. C’est en quelque sorte le rempart de la ruche, d’où son nom grec pro (devant), polis (cité). Sans cette substance, la ruche qui est un lieu chaud, humide et clos serait un vrai bouillon de culture où gazouilleraient bactéries et champignons !

La propolis est utilisée depuis des siècles par nos civilisations. Au temps de l’Égypte Antique, on s’en servait pour l’embaumement des corps. C’est une réplique parfaite d’une autre utilisation qu’en fait l’abeille : elles enduisent de propolis les petits insectes qui s’introduisent dans la ruche et qu’elles tuent. Ceci évite la décomposition de l’insecte associée à l’apparition de champignons qui mettrait en péril toute la communauté.

Elle a ensuite été utilisée dans l’Antiquité pour soigner les infections respiratoires.

Les Grecs et les Romains l’utilisaient à foison pour nettoyer, cicatriser et calmer les douleurs dues aux combats.

Au Moyen-âge, elle était connue pour soigner les blessures causées par les tirs de flèches.

C’est au 16ème siècle, qu’Ambroise Paré cite la propolis dans un texte. Celle-ci se développe alors et s’utilise de plus en plus.

Les années passent et la propolis qui était appréciée, est mise en partie aux oubliettes et est remplacée majoritairement par les médicaments de synthèse.

Pourtant de nombreuses études scientifiques ont été menées sur cette substance à l’immense potentiel. Ses vertus sont d’ailleurs souvent présentées comme supérieures à celles du miel.

Aujourd’hui, on l’utilise couramment en Europe de l’Est et au Japon.


Comment est-elle récoltée par l’apiculteur ?

L’apiculteur pose des grilles avec plein de petits trous au-dessus des cadres. Les abeilles auront tendance à les boucher et, au bout de quelques semaines, il pourra alors la récolter. Il la mettra au froid pour la faire durcir et l’enlever des cadres.

La propolis devient toute molle, collante et plus compliquée d’utilisation au-dessus de 30°C. Protégez-la des grandes chaleurs.

 

Existe-t-il différents types de propolis ?

En Europe, la propolis la plus commune est celle de peuplier. On trouve également de la propolis de bouleau, de chêne, de conifères… Son aspect est marron-noir.

Vous pouvez aussi trouver de la propolis verte, provenant essentiellement des forêts amazoniennes du sud du Brésil. Les abeilles récoltent la résine sur les bourgeons d’une plante nommée Baccharis Dracunculifolia. Des études menées par des chercheurs brésiliens en apithérapie, ont d’ailleurs révélées son efficacité à traiter les inflammations chroniques.

La propolis rouge, originaire du Nord-Est du Brésil ou de Cuba est récoltée par les abeilles sur une espèce de patiluvier. C’est la plus rare des trois propolis. Elle est connue pour ses actions anti-fongiques, anti-virales et anti-bactériennes.


Quelle est la composition de la propolis ?

Une propolis de qualité est très riche en flavonoïdes aux propriétés antibactériennes et antivirales. Ces puissants antioxydants aident à lutter contre les radicaux libres à l’origine de nombreuses maladies. Ils favorisent aussi l’absorption de la vitamine C.

Elle est aussi riche en acides gras essentiels : des lipides que le corps ne sait fabriquer, il faut donc les apporter via l’alimentation.

Elle contient aussi des vitamines du groupe A et B, des minéraux et des oligo-éléments (magnésium, zinc, fer, sélénium…).

En revanche, une propolis de qualité ne contient pas (ou peu) de cire, pas de débris (bois, insectes morts…), pas de contaminants (métaux lourds, pesticides…).

 

Quelle propolis choisir : propolis à mâcher, teinture mère, spray ?

La propolis brute, se présente sous forme de pâte à mâcher ou de tablette. Vous mastiquez un petit bout pendant une trentaine de minutes, avant de la recracher. Cette forme est à privilégier pour les problèmes bucco-dentaires tels que les caries, les aphtes, la mauvaise haleine…

propolis brute

La propolis en teinture mère est une préparation de propolis mélangée à de l’alcool. Elle s’utilise en interne diluée dans de l’eau pour les infections respiratoires (angines, bronchites, grippe…) aussi bien qu’en externe directement sur les petits bobos, abcès… Elle peut aussi s’utiliser en bain de bouche désinfectant en la mélangeant à de l’eau.

Vous pouvez être surpris par son goût prononcé. Dans ce cas, je vous conseille de mélanger la teinture mère de propolis à une cuillère de miel ou à un jus de pomme.

Il existe aussi des préparations à base de propolis très efficaces pour certaines infections localisées comme le spray nasal à la propolis purifiant pour venir assainir, calmer et protéger votre nez lors des maux hivernaux.

Enfin, vous pouvez retrouver la propolis sous forme de douceurs, comme nos gommes à mâcher. Utilisez-les pour adoucir votre gorge


Hygiène de vie et maux d’hiver

Vous l’avez compris, la propolis est un élément essentiel à avoir dans sa trousse pour l’hiver : c’est un des boucliers naturels les plus puissants. C’est un excellent anti-septique, anti-viral et anti-biotique à large spectre. Au premier rhume ou maux de gorge, utilisez-là. Et encore mieux, prenez-là en cure de prévention.

Par ailleurs, une bonne hygiène de vie vous évitera d’être malade. Voici quelques conseils simples à appliquer pour éviter les infections respiratoires et soutenir son système immunitaire :

  • Bougez, sortez dehors et respirez ! Votre corps a besoin de s’oxygéner pour bien fonctionner. Des exercices de respiration pourront venir en complément.
  • Le sport est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire. On dit aussi que le muscle est le contrepoids du nerf. Si vous êtes stressé, le sport est la meilleure solution. Le stress engendre lui-même un affaiblissement de notre système immunitaire qui laissera la porte ouverte aux maladies. C’est un cercle vicieux.
  • Prenez soin de vos intestins, qui sont majoritairement responsables de notre système immunitaire :
    • Évitez les sucres raffinés, qui soutiennent l’inflammation
    • Privilégiez les fruits et légumes frais, biologiques et de saison 
    • Évitez les produits laitiers ainsi que les glutens si vous êtes déjà malade. Ils viendront accélérer la production de mucus et votre guérison sera plus lente.
    • Mastiquez, c’est la première étape indispensable à la digestion. N’oubliez pas que l’on mange pour venir nourrir notre corps de nutriments (et se faire plaisir ;)), sans la mastication ceux-là auront du mal à être assimilés.
  • Pour venir soutenir votre système immunitaire en cette période de coronavirus ou plus généralement, pensez à faire une cure de gelée royale.

Prenez-soin de vous !